LA SANTÉ AVEC ILIZAROV

 

Je ne crois pas qu’ il soit nécessaire de répéter ici au complet le contenu de la brochure publiée par le Service d`Orthopédie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et distribuée aux éventuels porteurs du fixateur externe Ilizarov mais je pense qu’il est absolument indispensable d’en suivre à la lettre toutes les directives.

Le soin des broches est capital : en plus d’endurer la douleur causée par l’accident et par la chirurgie, ne vous offrez en prime pas les problèmes découlant de l’infection aux sites d’entrée des broches. Dans le doute, lorsqu’il y a rougeur, œdème, chaleur, écoulement et si votre température corporelle dépasse 38.5 degrés Celsius, consultez immédiatement votre médecin.

Faites de l’exercice quotidiennement, dans la mesure du possible, en suivant les consignes de votre physiothérapeute dans le but de conserver ou d’améliorer votre forme musculaire et votre souplesse articulaire ; votre réadaptation en sera d`autant facilitée.

LA SANTÉ MENTALE n’est pas à négliger : il est possible que le porteur du fixateur externe Ilizarov connaisse des modifications majeures dans sa vie quotidienne. Après l’hospitalisation, il peut se sentir angoissé à cause du changement de l’image de soi, déprimé, découragé par la durée du traitement ; il faut donc trouver des moyens pour contrôler ses émotions : relaxation, exercices, lecture, musique, informatique, etc. Il serait avantageux, pour tous les porteurs, que chaque centre hospitalier dont le département d’orthopédie est spécialisé dans la mise en place du fixateur Ilizarov crée un groupe d’entraide leur permettant de se rencontrer à des périodes prédéterminées pour échanger sur leur vécu quotidien, partager des trucs, se supporter mutuellement. Ces rencontres, avec exercices dirigés par un physiothérapeute, pourraient se dérouler en présence du chirurgien pour les conseils d’ordre médical et d’un psychiatre pour les conseils au niveau de la santé mentale. On pourrait aussi avoir comme invités spéciaux des individus qui ont vécu l’expérience Ilizarov et qui jouissent maintenant d’une complète mobilité : ceci serait réellement encourageant, stimulant. La création d`un tel groupe d’entraide sortirait le porteur d`un fixateur de la solitude générée par ce type de traitement de longue durée. Enfin, si ce type de service n’est pas offert par votre centre hospitalier, il ne faut pas hésiter à consulter les personnes-ressources de votre CLSC lorsque vous sentirez le découragement vous envahir. N`ayez crainte de déranger, ces gens ne demandent qu’à vous aider.

Il est vraiment essentiel de se prémunir contre les effets nocifs créés par une trop longue solitude et aussi par le lourd sentiment de dépendance dans lequel nous plonge cette longue convalescence. Nous recevons beaucoup de visiteurs pendant les toutes premières semaines de notre convalescence mais si elle dure trop longtemps… et nous devenons gênés de toujours demander les choses ou les services qu’il nous est impossible de nous procurer nous-mêmes. L’hiver québécois étant ce qu’il est, nous sommes presque automatiquement confinés à la maison. Les tempêtes de neige, la glace noire, le vent et le froid ne font pas bon ménage avec la marche en béquilles. L’été nous permet beaucoup plus d’activités extérieures comme la plage, la piscine, la pêche, les fêtes familiales, etc. À nous de choisir et d’en profiter !

 

La Plage

 

La Pêche

 

 

 

 

 

La bonne bouffe au resto,l’avion, la piscine, les fêtes de famille !

 

 

Champagne et Scrabble, et pourquoi pas?

 

La vie avec un fixateur externe Ilizarov n’est pas nécessairement drôle, je le sais.

Je sais aussi cependant que cet appareil me permettra sans aucun doute de mener une vie normale plus tard, de marcher comme tout le monde; c’est pourquoi je fais tous les efforts pour profiter des beaux aspects de la vie. Cette galerie de photos sert à illustrer qu’on peut tout de même s’offrir de très bons moments un peu partout, si on veut vraiment bien s’organiser pour s’en sortir de la façon la plus agréable possible.

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