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La
plupart des vêtements que je porte pour faire du vélo
l'hiver proviennent de mon placard. Je n'ai fait aucun achat spécial,
je me suis servi de ce que j'avais déjà comme équipement
d'hiver.
Pour
couvrir la tête, je porte un casque de vélo standard.
À remarquer que je porte ma tuque sur mon casque de vélo.
C'est pour permettre une certaine ventilation au niveau de la tête,
car croyez le ou non, il finit par faire très chaud, lorsqu'on
pédale avec intensité. J'utilise aussi un bandeau
pour couvrir le front et les oreilles.
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Et
la pièce maîtresse sans laquelle je ne pourrais sans
doute par faire de vélo l'hiver, parce que je suis très
frileux, un masque en néoprène, disponible en magasin
dans la section équipement de motoneige. Ce masque est très
bien conçu, il couvre le nez, le visage, les oreilles et le
cou. |
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Et
vous pouvez l'abaisser, au besoin, selon les variations de températures.
Environ $20.00. Autre avantage de ce masque, c'est qu'il permet
de réchauffer l'air qu'on respire en créant une antichambre
entre la bouche et l'air extérieur.
Pour
ceux d'entre vous qui ont déjà fait du jogging par
temps froid, vous avez peut-être ressenti des douleurs au
thorax dues à l'entrée massive d'air froid. Et bien
le port de ce masque aide à prévenir ce problème.
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Au
niveau du corps, tous mes vêtements, y compris les sous-vêtements,
sont en Spandex-lycra. Au total, je porte un t-shirt plus deux chandails,
tous en lycra, un slip en lycra plus un short en polyester, plus
un
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pantalon de sport en polyester. (À partir de - 15°
Celsius, et plus froid, je bourre mon short d'un bas de laine pour
garder les bijoux de familles au chaud. Quand
vous vous les serez gelées une fois, vous comprendrez pourquoi
le bas.)
Par
dessus les chandails, j'ai un manteau sans manches, découpé
dans un vieux manteau de suède avec intérieur en minou-synthétique.
Le manteau sans manches est recouvert d'un coupe-vent, genre "K-way".
Au
niveau des coudes et des genoux, je porte des protecteurs de patins
à roues alignées. Les protecteurs aident beaucoup
à réchauffer les articulations, et en cas de chute
ça peut toujours être utile.
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Sous
le coupe-vent et par dessus les protège-coudes, je porte
des manches de laine faites à partir de bas de laine dont
j'ai coupé les orteils. Par dessus le coupe-vent, je porte
une camisole fluorescente de sécurité. 90% des cyclistes
que je rencontre sur la route, l'hiver comme l'été,
portent des vêtements foncés. Combien de fois faudra-t-il
le répéter, si vous êtes invisible, vous
courrez de graves dangers à vélo.
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Au
niveau des jambes, par dessus le pantalon de polyester et par dessus
les protèges-genoux, je porte un pantalon de ski-alpin en
Gore-Tex, échangé il y a quelques années contre
un jeu d'échecs (merci à Caroline).
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Caractéristique
importante de ce pantalon de Gore-Tex,
ses fermetures éclaires le long des jambes, servent de trappes
de ventilation lorsque la température du moteur-humain commence
à monter.
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Sur
les pieds, je porte des chaussettes de polyester, des chaussons en
polar plus des bas de laine. Comme bottes, j'utilise des Kamik avec
base extérieure en caoutchouc et un épais chausson de
feutre à l'intérieur. |
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Sur
les mains, je porte des gants de laine à isolation de Thinsulate-3M,
le tout recouvert d'une grosse mitaine de suède souple, isolée
de minou synthétique. Une mitaine de motoneige pourrait tout
aussi bien faire l'affaire. L'idée est de conserver la possibilité
de manier les freins et les vitesses. |
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Dans
mes poches, j'ai toujours des "hot pads" ou "hand
warmers", des
sachets, au
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contenu chimique, qui produisent une chaleur d'environ 50° Celsius
durant 4 à 5 heures. Je n'ai jamais eu à m'en servir,
mais on ne sait jamais, ça peut être utile. À
glisser dans une mitaine ou au fond d'une botte. |
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Chose
importante, arrivé à destination, dépêchez-vous
de faire sécher tous vos vêtements, retirez les feutres
des bottes et faites-les sécher aussi. La moindre parcelle
d'humidité vous transformera en bloc de glace si vous reprenez
la route avec des vêtements qui n'ont pas séché.
Avec
la liste de vêtements que je viens d'énumérer,
j'arrive à rouler dans un intervalle de température
allant de +5° à -30° Celsius, facteur vent inclus.
Disons qu'à -30°, ça commence à être
très froid et je n'ai aucune envie de m'arrêter pour
admirer le paysage.
L'idée
derrière ce choix de vêtements est de me protéger
du froid et du vent tout en permettant une évacuation contrôlée
du surplus de chaleur produit par le corps. Ce contrôle s'effectue
en créant des ouvertures aux endroits les plus chauds, au
moment où ça devient nécessaire.
Au
niveau du nombre de couches de vêtements, ou même du
choix des vêtements, les opinions varient beaucoup d'un cycliste
d'hiver à un autre. Certains préfèrent un gros
manteau isolé, moi je préfère protéger
en priorité les extrémités que sont les pieds,
les mains, le nez et les oreilles.
Aussi,
votre métabolisme est un facteur déterminant dans
le choix d'une tenue. L'idéal est d'apprivoiser le climat
qui prévaut dans votre région du globe et de vous
exposer au froid progressivement en faisant des tests avec différents
vêtements. Rouler la nuit, ou le jour sous le soleil, avec
ou sans vent, sont autant de facteurs à considérer
et surtout à expérimenter.
Faire
du vélo l'hiver ressemble un peu à jouer au hockey
sur une patinoire extérieure ou encore à faire du
ski de fond. Le corps produit de la chaleur lorsque vous pédalez.
C'est pourquoi l'habillement n'est pas le même que pour attendre
l'autobus au coin de la rue par temps froid.
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