RECHERCHE SUR FLOWER DAY DE DIEGO RIVERA
 

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< Rivera, Diego, Flower day, huile sur toile, 147,2 x 120,6 cm, 1925, Los Angeles County Museum of Art (voir fig.1).

Description des principales caractéristiques de l’œuvre

Cette huile sur toile, exécutée en 1925, représente une marchande de fleurs transportant sur son dos un immense panier de lys de Calla. Les fleurs, symbole mexicain de la tristesse et de la mort , dominent tout le haut de l’oeuvre et l’emplissent d’une présence merveilleuse. L’artiste utilise des structures géométriques et planes qui donnent très peu de perspective au tableau. Les couleurs, riches et lumineuses, sont traitées presqu’en aplat. Au bas du tableau, on retrouve deux femmes et un enfant disposés de façon symétrique. La scène décrite représente la vie quotidienne et le travail au Mexique.

Situation dans l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste

En 1906, bénéficiant d’une bourse du Gouverneur de l’État de Veracruz et de la vente de nombreuses toiles, Diego Rivera part en Europe pour y parfaire son art.

Pendant ce voyage qui dure près de quinze ans, Rivera traverse l’Italie, l’Espagne, la France et la Belgique. Il y découvre Cézanne, Juan Gris, Picasso, Braque, Derain, Chirico, mais également Gauguin et le Douanier Rousseau. Après une assimilation rapide de l’impressionnisme et du divisionnisme, il expérimente le cubisme synthétique et fréquente même le "Cercle des Cubistes" dans le Montparnasse du début des années folles, en France. Ses amis sont María Gutiérrez, Angélina Beloff, Amedeo Modigliani, Jean Cocteau et plusieurs autres. En Italie, en 1920, il est profondément marqué par les fresques byzantines et les peintures murales de Giotto, lequel offre un art plus compréhensible et plus « direct » à son public. À la suite de cette constatation, Rivera réalise des œuvres fortement empreintes d’un style plus purifié.

À son retour au Mexique en 1921, le travail de Rivera prend un autre tournant. Intéressé par la Révolution qui déchire son pays, il met de côté les idées de l’avant-garde abstraite de l’Europe et puise alors son inspiration dans la vie du peuple mexicain. Adoptant la technique du décor monumental précolombien, Rivera initie le mouvement des muralistes et active un dialogue révolutionnaire et socialiste. « Je voulais que mon art soit le miroir de la vie mexicaine. » (D. Rivera)

L’intérêt que Rivera manifeste pour la vie mexicaine se retrouve également à travers ses tableaux de grands formats qui dépeignent l’existence du « petit peuple », incluant les « indigènes ». Flower Day, une des peintures les plus connues de Rivera, s’inscrit dans cet esprit de création. Pour Rivera, les fleurs que l’on retrouve dans tous les festivals et rituels mortuaires au Mexique et qui sont cueillies et vendues chaque jour par les travailleurs, se révèlent un véritable symbole de travail et de traditionalisme. Ce qui explique leur forte présence dans un très grand nombre de tableaux  du peintre : Flower Festival Feast of Santa Anita (1931), Flower Carrier (1935), Flower Seller (1941), Flower seller (1942), Nude with Flowers (1943), Portrait of Natasha Gelman (1943), Nude with Calla Lillies (1944) , Flower Vendor (1949), etc.

 

Situation dans son contexte

En 1921, avec l’arrivée d’Obregon au pouvoir, le Mexique post-révolutionnaire s’apprête à se restructurer. À ce moment, les tensions continuelles, les révoltes militaires, les luttes religieuses, l’opposition des anciennes classes dirigeantes et la contestation d’un parti communiste rattaché au régime soviétique, tous font partie du quotidien mexicain. Ce qui n’empêche pas une vaste communauté d’intellectuels, attirés par la jeunesse, le dynamisme et la politique culturelle ambitieuse d’un pays riche d’actions sociales et de projets, de venir s’établir au Mexique.

En quelques années seulement, Mexico devient la capitale du renouveau culturel et connaît sa période de « Renaissance ». Au milieu de cette ébullition culturelle, les idées de Rivera apparaissent et se définissent avec force. Dénonçant la pauvreté, la misère et les travaux pénibles des années vingt, il contribue à former une nouvelle identité populaire et à forger l’imaginaire du nouveau pays. Rivera nage en pleine « mexicanité » qui prône le retour à une certaine identité mexicaine. Son art rassemble de nouvelles voix dans un dialogue transculturel pendant que le pays gagne une modernité bien à lui.

Alors que le Mexique arrive à trouver un fragile compromis entre l’idéal esthétique et l’ambition politique, l’Europe tourmentée des années trente subit la montée du nazisme et s’enfonce dans ses plus sombres années...

 

Conclusion

Diego Rivera était un peintre révolutionnaire : avec lui, la peinture a pris la forme d’une revendication sociale. Ses tableaux grands formats comme ses fresques ont défendu les masses, mais aussi les minorités, par l’intermédiaire de messages simples et universels.

Le muralisme, auquel il a pleinement contribué, a trouvé des échos dans de nombreux autres pays, à des époques très différentes, pour devenir un art international.

Rivera est, sans aucun doute, un artiste des plus prodigieux et influent de son siècle.

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Mexique : des histoires, des photos, des cartes et des conseils pour organiser son voyage.

Site Internet traitant de l’histoire de l’art mexicain et de la vie de Diego Rivera.

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Cette page a été mise à jour le 6 janvier, 2006